vol

by florencebenedettigall

Matin clair sept heures,  par la fenêtre l’ombre d’un oiseau, pas le temps de savoir plus.

Alors le plaisir de noter les mots d’oiseau de Jacques Moulin:

 

Rien que pour l’aile                                               

 

Cette pointure du ciel

quand s’y glisse l’oiseau

 

Rien que pour l’aile

 

Ce vertige de l’arbre

quand l’oiseau s’y épointe

 

 

 

L’oiseau et l’arbre.

Et me reviennent les mots de René Char que nous avions recopiés avec jubilation sur un mur, pour accompagner  les premières sculptures de L.B exposées à  Chalon sur Saône.

« L’oiseau et l’arbre sont conjoints en nous. L’un va et vient, l’autre maugrée et pousse. »  ( A une sérénité crispée)