à pas feutrés
par florencebenedettigall
à pas feutrés
à pas d’enfance
elle est venue
la silencieuse la multiple la régulière la dentellière si légère si fragile cristalline, le temp s’affine, le temps s’effrite,
la magicienne fascinante la caressante la dormante l’amante dans les grands draps tissés de songe et de réel
la dormante la menaçante l’effaçante
à pas de silence
à pas de gisant
elle installe un ensevelissement des formes des voix des mouvements
inaudible
immobile
vertige
vide
et nos mémoires s’enneigent.
magnifique!