Notizen zur Melodie der Dinge

par florencebenedettigall

Bonheur,  ce texte de Rainer Maria Rilke, qui sait replacer chacun, l’hirondelle, la cascade, les hérons du lac, les voix printanières d’insurrection, et celles de renouveau;  et ma petite voix y trouve sa place, et celles de  tous ceux qui gardent en eux les mots de vie.

 

Que ce soit le chant d’une lame ou bien la voix de la tempête, que ce soit le souffle du soir ou le glissement de la mer, qui t’environne – toujours veille derrière toi une ample mélodie, tissée de mille voix, dans laquelle ton solo n’a sa place que de temps à autre. Savoir à quel moment c’est à toi d’attaquer, voilà le secret de ta solitude : tout comme l’art du vrai commerce c’est:  de la hauteur des mots se laisser choir  dans la mélodie une et commune.

Rainer Maria Rilke « Notes sur la mélodie des choses,   XVI. »

 

Sei es das Singen einer Lampe oder die Stimme des Sturms, sei es das Atmen des Abends oder das Stöhnen des Meeres, das dich umgiebt- immer wacht hinter die eine breite Melodie, aus tausend Stimmen gewoben, in der nur da und dort dein Solo Raum hat. Zu wissen, wann Du einzufallen hast, das ist das Geheimnis deiner Einsamkeit: wie es die Kunst des wahren Verkehres ist: aus den hohen Worten sich fallen lassen in die eine gemeinsame Melodie.

 

Je me surprends à prendre plaisir à lire à voix haute le texte allemand, avec toute l’insuffisance de mes capacités…