mot à mot
par florencebenedettigall
le rythme du temps, des pas, des respirations, des mots entendus, répétés, des mots écrits, lus et relus, des mots usés épuisés effacés, des mots détachés, juste perçus comme signes sonores de notre appartenance à l’espèce, et la nécessité de les utiliser, tels qu’ils sont, dans les limites de leur pouvoir de reconnaissance, juste ici, glissant dans la lumière du matin sur le clavier inutile…
Alors le besoin s’impose, recourir aux magiciens. Par besoin de survie, je le fais.
Projetés
Au centre du secret –
Au centre du silence
Habité par lui-même,
Par la puissance du langage
Pas encore proféré.
Guillevic, Présent.
pas si inutile que ça ton clavier par ce doux matin d’été où même les oiseaux ont leur mot à dire (surtout les oiseaux!)