juste ça
by florencebenedettigall
Chanson géorgienne:
C’est l’hiver, ça va mal, les fleurs sont fanées, mais rien ne nous empêche de CHANTER;
Chanson géorgienne:
C’est l’hiver, ça va mal, les fleurs sont fanées, mais rien ne nous empêche de CHANTER;
Difficile de retrouver des mots, tant de phrases, d’analyses, de tentatives de compréhension, d’explication s’y emploient courageusement. Quant à moi, le silence rouge envahit l’espace où se consument tous mes mots.
Et pourtant hier des mots chantés m’ont bouleversée :
Accrochés aux nuages
nous continuons le voyage
nous sommes oiseaux de passage
demain nous serons loin
Les voix puissantes du groupe Bratsch portent ces mot simples, par delà cette sidération qui veut nous enliser.
par la porte entr’ouverte
Rouge
s’écoule
Rouge Sang
flaque de silence.
la porte est restée entr’ouverte, le soleil y entre juste entre 2 et 4 heures, aucun bruit d’activité ne parvient, ni l’odeur des peintures et pigments, ni le moindre signe d’une quelconque production
peut-être est ce un simple repos , respiration nécessaire après une récente activité … ou bien un départ, le besoin d’autre air à respirer, ou bien simple fatigue, il y a encore tant et tant à dire chanter peindre transcrire, même si dans la brutalité de la vie, ceci n’est que futile travail du temps qui passe …
j’attends un petit signe de vie
« On ne peut tout de même pas se contenter d’aller et venir ainsi, sans souffler mot » je trouve ces mots de Kenneth White en tête du « Poisson-Scorpion » de Nicolas Bouvier.
Je me demande juste si dans l’horreur de certaines réalités les mots et les couleurs des glycines d’ici et d’ailleurs peuvent venir, dans l’atelier désert.