l’atelier désert

par florencebenedettigall

la porte est restée entr’ouverte, le soleil y entre juste entre 2 et 4 heures, aucun bruit d’activité ne parvient, ni l’odeur des peintures et pigments, ni le moindre signe d’une quelconque production

peut-être est ce un simple repos , respiration nécessaire après une récente activité …  ou bien un départ, le besoin d’autre air à respirer, ou bien simple fatigue, il y a encore tant et tant à dire chanter peindre transcrire, même si dans la brutalité de la vie, ceci n’est que futile travail du temps qui passe …

j’attends un petit signe de vie

« On ne peut tout de même pas se contenter d’aller et venir ainsi, sans souffler mot  » je trouve ces mots de Kenneth White en tête du « Poisson-Scorpion » de Nicolas Bouvier.

Je me demande juste si dans l’horreur de certaines réalités les mots et les couleurs des glycines d’ici et d’ailleurs peuvent venir, dans l’atelier désert.