Interstice

par florencebenedettigall

Dans mes balbutiements d’écriture sous l’écorce, entre le corps de l’arbre et l’air extérieur, me vient le mot magique qui va m’amener à écrire, le mot INTERSTICE.

Je me glisse dans l’interstice, et ma petite vie s’installe là pour un temps.

Il faut vraiment être zinzin pour envisager tel séjour, tel enfermement, telle osmose peut-être, mais je m’y glisse  avec désir et confiance.

J’en connais une qui brode de soie le parcours labyrinthique des vers dévoreurs du bois, j’en connais un qui s’installe des jours entiers dans la présence d’un arbre et qui après dessine,  l’aventure se partage. Je m’y glisse en douceur.