La soupe prébiotique
par florencebenedettigall
Je surveille ma glycine, sous ma fenêtre, s’effondrant sur elle même, ayant brisé son support, et en pleine activité printanière.
Gousses anciennes tordues, éclatées, certaines encore fermées, et sur les mêmes rameaux, bourgeonnement actif, d’un jour sur l’autre évolution des formes, préfiguration de couleurs, le vert et le mauve en futur déjà perceptible, et surtout évidence d’une vitalité incroyable.
Et j’apprends que la glycine (abréviations IUPAC-IUBMB, Gly et G) a été identifiée dans la trainée de comètes , en particulier dans la queue de la comète 67P/Tchourioumov-Guérassimenko, étudiée par Rosina, installé sur la sonde Rosetta.
Glycine, acide aminé non volatile, présent dans la queue de la comète…. donc présent dans la glace cométaire : « cette découverte renforce l’hypothèse selon laquelle la vie pourrait s’être formée sur terre grâce à l’apport de molécules d’origine extraterrestre dans « la soupe prébiotique », d’autant que les capteurs de la sonde Rosetta ont aussi détecté du phosphore, élément constitué de l’ATP, moteur énergétique cellulaire essentiel pour le vivant sur Terre »
ceci tiré d’iun article de Wikipédia.
Hier soir un film sur Rosetta justement m’a fait découvrir ceci. Je revois la chercheuse annonçant triomphante la présence de GLYCINE dans la queue de la comète étudiée.
Et moi, dans mon petit coin, rêvant devant mon amie envahissante , accrochée au balcon, je répète GLYCINE VIE GLYCINE signe de vie. Gly G.
et je signe.