Ecrire
by florencebenedettigall
Je lis ce matin un riche entretien: Martine Renouerez questionne Elke de Rijcke sur l’écriture.J’en relève un extrait, le reste se trouve sur le Poezibao, de Florence Trocmé, du 24 mai .
« Je pense qu’écrire est une question de donner forme à la subjectivité. Par sa précision, et par l’appel qu’elle lance à l’imaginaire et à la parole, l’écriture est constitutive d’un certain soi. Elle me permet, dans la dynamique et la turbulence de la vie, dans la traversée qu’est la vie, de me saisir, ou de saisir cette vie en moi, car forcément, écrire est toujours une interaction entre un sujet en train de se constituer et un monde qui lui aussi est toujours en train de se constituer. Ecrire est donner forme à une subjectivité qui ne cesse de se constituer, d’être en métamorphose. Un sujet qui vit a besoin d’une certaine solidité, parfois difficile à réaliser, mais néanmoins nécessaire. L’activité artistique peut procurer une forme de solidité parce qu’elle est constitutive d’un univers où le sujet peut avoir une certaine saisie sur la/sa vie. (…) »
Oui, la traversée le mouvement les forces les transformations les disparitions les mouvances le flux, et en même action l’objet, solide, paquet de mots organisés, forme sortant de l’argile, image multiple fixée.
Oui, donner forme à la subjectivité. Oui, donner forme. Oui, donner. Oui.