La dame première
par florencebenedettigall
Dans le silence
imperceptible une respiration
oui ce n’est pas un rêve
par moments
les herbes fredonnent
oui
en douceur
en secret
les pierres murmurent
oui
la terre chantonne
quelque voix
quelle voix ?
à peine visible
en sommeil
elle est là
simple reflet
respiration profonde
elle attend soumise discrète
soudain frémit
sourit dans la lumière
toute vive file sur le rocher
en un jet insaisissable
se cache réapparait
lumineuse ruisselante
éclabousse en toute générosité
de rires de cris de jets de reflets
d’arpèges d’arcs en ciel
soulève en musique
des souffles des chants
des mémoires des histoires
déroule des images des voies des idées
flots de vies de passés de possibles
gicle en vrac et nourrit les êtres alentour
tout est possible tout ruisselle plus tard plus loin au delà
soudain s’étale dans l’herbe
en un souffle disparait bue par les prés
absorbée par le silence
toujours présente
première
mère de nos vies
jaillie du plus profond
au creuset de l’intime
la Source.
MERCI !!!! précise et limpide, cette dame première….. Bises. Muriel
Discrète, nourricière, joyeuse, tu as tout dit..
« profitons-en, comme dit Gp, dans 30 ans, il y en aura plus… » !!
On ne connait pas notre chance… Merci de nous le redire avec simplicité et profondeur, comme toujours.