D’ici
je les entends la nuit
rythme premier traversant les terres
chaque fois différentes
chaque fois presque les mêmes
légères violentes
discrètes fracassantes
à nouveau encore une
douces à mourir intenses à renaître
j’entends leurs chants leurs mots
intarissables et je suis je vibre
dans la respiration première
le rythme même les battements la vie,
et sur ma plage ouverte
je trace de larges courbes
semblables et coulantes
waves waves welle
vague vagues ola
unaola ondata
una ola fragente
glissante brisante vague
éclaboussante éblouissante
vague ondoyante fracassante
vague au corps vague au coeur
sur page et pages libres je délire
envaguée mouvante emportée
de couleurs en douleur
de douleur en douceur
contre les rochers intenses
dans les blancheurs d’écumes
dans les reflets résonances
peut-être rythmes premiers
de respiration
peut-être vers les derniers
soubresauts
de vie.
Vagues je dis vagues
et m’endors m’endors
dans le berceau coquille
de ma petite vie.