Chorégraphie
by florencebenedettigall
Etait-ce préparé, mis en scène, adapté, ou improvisé ?
Samedi soir, plate forme du fort Barraux, au dessus du Grésivaudan, en face de la somptueuse chaîne de Belledonne, nous avons assisté à une chorégraphie étonnante, d’une vivacité, d’une liberté, d’une inventivité incroyables. La troupe de Martinets- de- Barraux présentait son nouveau spectacle de l’été. Elle avait sollicité pour dynamiser sa création un trio de musiciens magnifiques, le violoncelliste Eric Longworth, le joueur d’Oud Grégory Dargent, et le Griot Dramane Dembélé, la soirée fut merveille , vols en solistes, essais groupés, sans cesse transformés, interrompus, revisités, dans un décor bien présent, murs anciens de la bâtisse militaire, aux cavités diverses fort utiles aux danseurs. La musique aussi variée qu’intarissable nous fit voler d’Afrique vers le Moyen orient et retour vers ici, envolées somptueuses, sonorités envoûtantes. Ce fut bonheur.
Me reviennent des textes de Jacques Moulin, de son recueil A vol d’oiseaux :
Au soir des terrasses
on entre en martinet
la lueur du couchant
Sous ses ailes
Martinet noir
son vol de braises
Nageoires ou ailes
le martinet
brasse l’étendue
Martinet
tourniquet
vire à l’angle
la charpente
s’ajuste
Martinet
déchire le ciel
défie l’ouïe
effilé
prend son temps
de courbure
Martinet
ponctuation dérangée
sous le ciel d’été