Il s’en est allé

par florencebenedettigall

J’apprends la mort de Lorand Gaspar, ce merveilleux poète qui si souvent m’a ramenée à l’écriture.

Je relis ses mots:

« Un chant s’étire indéfiniment dans le soir, chemine dans le dos, sa clarté fait froid.

Il va droit dans le noir du sang.

Non, surtout ne pas allumer, laisser les mains trouver le grain, les touches blanches et noires, les sons qui les allument.

Dans toute cette rigueur, tes doigts éperdus de tâtonnements.

Maintenant que tu as touché le fer, te reste-t-il une larme ? »

tiré de Egée Judée poésie/Gallimard