Le merle
par florencebenedettigall
Je retrouve » Ma maison près de la mer « de Lorand Gaspar, et j’en extrais ces vers heureux :
« le bruit de l’eau qui roule dans les pierres
sons brodés par nuit calme sur la mer
ces langues que j’ignore et qui me parlent
j’ai sur ma table à portée de main
des cailloux longuement travaillés par la mer
les toucher, c’est comme si les doigts
pouvaient éclairer la pensée _
dans le grand silence gris où mûrit l’aube
le « tsiou » très haut longuement étiré
(juché sur un barreau de la fenêtre )
d’un merle de l’année qui cherche infatigable
la voix vraiment sienne dans le concert _