Ailleurs

par florencebenedettigall

C’est

une terre où la respiration est autre

toute proche

et lointaine

bien au large

mais en moi

toujours possible vivante ouverte

Quand l’ici m’étouffe me réduit

en une boule de négations

à jeter au loin

ou enfouir en terre usée

alors Arbre mon Arbre

inscrit dans le ciel

une voie étrange

dangers et anges

peurs et bonheurs

chants de sirène

mots d’outre vie

Alors je le sais

il faut il faut que j’aille

confiante

vers une mer

un désert

une forêt étrange peut-être

y vibre une musique bien différente

qui s’inscrira en mon corps usé

le fera danser peut-être

avec d’autres voyageurs

Un vent chargé d’inconnu

m’y convie

Oui c’est bien tôt l’heure

il faut que j’y aille

à tout bientôt

j’ai laissé un message

sur mon téléphone

pour vous que j’aime

ailleurs.