Avec Lorand Gaspar

par florencebenedettigall

Je relis des textes magnifiques de Lorand Gaspar; J’y entre comme si c’était mon pays de toujours :

«  dans le grand silence gris où mûrit l’aube

le « tsiou » très haut longuement étiré

(juché sur un barreau de la fenêtre )

d’un merle de l’année qui cherche infatigable

la voix vraiment sienne dans le concert _

tiré de La maison près de la mer.

Et plus loin dans Nuits:

La brume de l’hiver enveloppe

le monde visible on ne voit

ni griffes ni rouge rosée

sur la peau écorchée des corps

à peine un renflement des gris

duveteux rappelle la fureur

des dents et des nerfs au combat

et la très vieille douleur

où l’esprit creuse sans relache

à la rencontre d’une eau vive …

Je repars avec joie du partage dans la lecture de ce recueil:

Patmos et autres poèmes.