Journal 23 mars 2020
par florencebenedettigall
J’ouvre mon journal, tant de pages blanches, tant de possibles, tant de signes à apporter de vies et de passages …
Cette nuit, et ce matin encore souffle une bise assez rude et sèche
Les gousses sèches suspendues s’agitent nerveusement . Si seulement elles produisaient une musique pour aider le monde à vivre le changement … Certaines que le soleil des derniers jours avait fait exploser, gisent sur l’herbe, tordues, ouvertes et les pastilles sombres ont été disséminées selon la loi de vie.
Selon cette même loi, douces formes nouvelles, petits ovales doux et tendres de deux ou trois centimètres, vert- beige, d’un vert à l’attache, qui cherche déjà à fabriquer son futur mauve .
Ces cocons ovales ont parfois des imitateurs, des disciples, qui essaient de fabriquer ces verts brouillés de gris, de beige, de futur mauve. Ils essaient, appliqués, comme si par leurs pinceaux se réalisait le lien qu’ils ont avec nous, dans l’admiration et parfois même la communion..
Je crois qu’ils ont vraiment besoin de nous. Leur situation semble difficile . J’espère que dans la journée, le soleil et les insectes revenus, abeilles, mouches et papillons sauront voler sous leur regard et leur parler de vie.
Je vais essayer de fabriquer des verts…