mercredi 25 mars
par florencebenedettigall
Annonciation, dit le calendrier.
J’annonce, tu annonces, elle annonce, nous proclamons, vous vous écriez, ils hurlent !
Quoi?
Quels mots pour nos lendemains? un seul : printemps.
Oui printemps, printemps, premier temps de l’année.
Sous mon treillis de branches en pleine gestation, les lunaires, le romarin, les boutons d’or, les muscaris, les véroniques annoncent, par leurs couleurs, par les dessins divers de leurs fleurs, annoncent la richesse incroyable du mouvement de vie et de création.
Et les humains n’en reviennent pas, donnant parfois moult noms à une même plante ordinaire.
Oui, la monnaie du pape, c’est la lunaire, lunaria annua, et c’est médaille de Judas (où est la trahison?) et c’est herbe aux écus, et c’est fleur de satin blanc. Ses fruits et graines font rêver les humains de richesse et de luxe ; pourtant, ses fleurs simples et toniques avec leur quatre pétales en croix, se détachant de feuilles harmonieuses, chantent, pourpres à l’unisson .
Annonciation.
Il arrive, va, vient, vole, il repart, file vers la clématite, ma voisine, en plein travail elle aussi. C’est mon compagnon habituel, qui sûrement se réjouit, libre et heureux de ce temps généreux.
Son pépiement , dans le grand silence des humains confinés, annonce bonne vie à notre monde.
Quel baume ce texte ! Bravo et merci à toi Glycine.