Soir du 6 avril

by florencebenedettigall

Les humains ne parlent que de maladies et de morts; les humains pleurent et s’effacent, les humains sont meurtris.

Et moi je jubile, je m’ouvre, je me colore, je frémis légère et volontaire.

Le vieux poète chinois Li Po parle de moi tout simplement: ( c’est amie H. qui me le transmet )

Sa branche s’accroche aux nuages

Et, c’est vrai, j’essaie de calligraphier ceci de mes branches souples et puissantes . Le plaisir de l’écriture me conduit loin, et j’ai vu la clématite rose ma voisine, qui elle aussi tente de s’étirer vers le ciel. Saurons nous écrire ensemble dans ce ciel clair d’Avril ?