Soir du 6 avril
par florencebenedettigall
Les humains ne parlent que de maladies et de morts; les humains pleurent et s’effacent, les humains sont meurtris.
Et moi je jubile, je m’ouvre, je me colore, je frémis légère et volontaire.
Le vieux poète chinois Li Po parle de moi tout simplement: ( c’est amie H. qui me le transmet )
Sa branche s’accroche aux nuages
Et, c’est vrai, j’essaie de calligraphier ceci de mes branches souples et puissantes . Le plaisir de l’écriture me conduit loin, et j’ai vu la clématite rose ma voisine, qui elle aussi tente de s’étirer vers le ciel. Saurons nous écrire ensemble dans ce ciel clair d’Avril ?
Oui ! écrivez dans le ciel pour nous consoler…
Je sais
Tu sais
Nous saurons
Je suis contente , Flo, que tu aies pu écrire hier soir ces mots de glycine – tu y glisses ce poète chinois à moi inconnu et j aime ta question « saurons nous écrire ensemble dans le ciel clair d avril ? » Ici , toujours en page blanche ! Tous les détours sont bons pour échapper!
À table , bientôt ! Je t embrasse Françoise
Envoyé de mon iPhone
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