14 avril

par florencebenedettigall

En ce temps étrange, moi, la Glycine, je jubile, je déborde, j’explose.

Je me régale de mon travail, ouvrir doucement chacune des fleurs de chaque grappe de chaque branche, et en même temps très doucement laisser sortir les premières feuilles cuivrée qui s’installent au dessus des grappes.

Enorme travail jubilatoire, qu’accompagne une perspective étonnante; un futur de graines se formant de ces fleurs, et plus tard bien plus tard de ces graines jailliront rêves et fabrications diverses, réelles ou fictives.

Elle, ma voisine, locataire de ce lieu, dans son état de rétrécissement douloureux, sait pourtant m’encourager dans mon travail de vie.

Je m’explose d’autant plus, en formes et couleurs, dans la lumière de ce 14 avril , qu’elle en reçoit, je le sais, un peu beaucoup passionnément, de cette énergie de vie. Elle en a besoin, et sait l’admirer.

Ne sommes nous pas dans le même mouvement, dans le même vent, et de mort et de vie, et de vie et de mort ?