24 avril
by florencebenedettigall
Trop de pousses
trop d’espèces
trop de feuilles
trop de force
trop de poussées
trop de vitalité
trop de futurs, trop de rêves
Moi , la Glycine, je rêve d’eau,
de brume tranquille, de rosée généreuse, de pluies douces et régulières,
mes fleurs passent à toute allure, si belles, déjà presqu’épuisées, et mes feuilles , même sans eau, s’affirment dans l’envie de se développer, et d’envahir au maximum.
Eux, nos hôtes pris de vertige, trébuchent et chuchotent leur incompréhension de la vie qui les immobilise, tout ébahis. Quelques uns en profitent, construisent, peignent, écrivent, mais le gros du troupeau peine à tenir bon.
Et moi je vais me taire , laisser chanter Emilie Dickinson ( Car l’adieu, c’est la nuit ) :
One note from One Bird
Is better than a Million Word _
A scabbard has _but one sword.
Une note d’un Oiseau
Vaut mieux qu’un Million de mots _
Il n’y a qu’une épée _ par fourreau ...
J’attends les premiers guêpiers de la falaise de Ste Hélène.