25 avril pas facile

par florencebenedettigall

Oui, je souffre, je souffre…Heureuse d’ouvrir généreusement mes nombreuses grappes, dans ce mouvement naturel de vie, … mais aujourd’hui découragement, soif, terrible soif, et rien pour tenir dans l’immédiat, et déjà mes grappes généreuses décolorées, bientôt flétries, je crains pour elles, même si je sais bien que de toutes façons la vie suit son cours.

Je rêve d’une bonne pluie tranquille qui agirait dans la douceur printanière.

J’entends la voix bien sûre du vieil ami, si présent, si vivant, René Char :

Berceuse pour chaque jour jusqu’au dernier

Nombreuses fois, nombre de fois,

L’homme s’endort, son corps l’éveille ;

Puis une fois, rien qu’une fois,

L’homme s’endort et perd son corps.

René Char ( neuf merci pour Vieira da Silva )