26 avril

par florencebenedettigall

Après l’habituel vacarme festif de 20heures, reliant ces hommes et femmes tout chamboulés dans leur existence, ciel sombre , menaçant, s’affirmant d’autant plus que vers la Chartreuse s’est installé un grand rideau d’acacias, dont les fleurs livrent une légèreté généreuse, sorte de voile annonçant un grand spectacle. Et peu après s’inscrit, en face de moi, au dessus des collines et sommets de Belledonne , un double arc -en- ciel complet, réel et irréel, charmeur et inquiétant, rassembleur et « d’ailleurs » …Et moi, la Glycine, après ces derniers jours de souffrance aiguë, je respire, et espère que mon feuillage et mes racines pourront reprendre force. Pluie prometteuse, signes de reprise.

J’entends une voix étrange, enfantine

Il y a Il y a

« Il y a une fillette folle

qui répète colibri colibri

puis par la fenêtre s’envole

Il y a dans les nuages

un paon qui fait la roue

il pleut des plumes rouges

Il y a

le feu fidèle

la tendresse des pierres

l’éternité de la rose

Jean Joubert, L’alphabet des ombres.