9 mai
par florencebenedettigall
juste entendu
un vieux qui
radotait sous mon feuillage.
Au fond de la pivoine
l’abeille s’arrache
à contrecoeur
et Basho m’en lance un second:
A chaque brise
le papillon change de place
sur le saule
Un ami, Kobayashi Issa, a rejoint Basho:
Nous marchons en ce monde
sur le toit de l’enfer
en regardant les fleurs
Et moi, la Glycine je rêve de mots simples
car mes fleurs ont disparu.
La poésie haïku des maîtres japonnais,tellement juste…