lundi 18 mai
par florencebenedettigall
Sans titre, jour banal pour moi, la glycine. Je continue bien sûr mon travail, en toute confiance. Une belle journée s’est enclenchée, claire, stable, je reçois lumière et douceur, plus tard chaleur dans la normalité végétale. Je devine que pour mes voisins, tellement désorientés dans les énigmes de leurs vies, ce sera une force, un plaisir. A vrai dire, je m’en moque de leurs inquiétudes, et je sais qu’en cas de problèmes dans ma vie, à condition que je reste visible, décorative, ils ne sont pas vraiment soucieux de moi …. et de mes états d’âme.
J’entends la voix de ma voisine dire des mots étranges et des silences.
Les voici :
Moi,
Egaré au milieu de cent et mille
Images
Et mots.
N’arrive plus à me reconnaître.
Quoiqu’il arrive, je fraie ma route,
Aux aguets
Syllabe après syllabe..
texte tiré de » A quoi bon des poètes en ces temps dérisoires «
de François Perche ( Rougerie )
Et les « mots de glycine » !…