13 juillet

by florencebenedettigall

La sécheresse s’installe . Fouillis de mes branches, certaines ont été amputées car envahissantes, capables de dominer tout l’espace , d’étouffer d’autres vies en développement. Et de cet embrouillamini insensé, je me permets de lancer une, puis une autre en face, puis une troisième grappe fleur de la seconde vague. Fines, élancées, délicates, elles continuent à entretenir ce mythe qui est mien; glycine: plante élégante, fine, délicate, alors que je suis surtout la plante de la vitalité la plus dominante .

J’étale mes gousses de la saison, au milieu desquelles pendent encore quelques restes de la saison dernière. La vie tourne, s’en va, se refabrique, revient, repart en perspectives futures sans qu’il y ait temps fini, temps nouveau, le temps s’étire , se poursuit, se refait, la vie entraine la vie, et chaque mot en entraine un autre.