28 juillet 2020
by florencebenedettigall
Je relis avec bonheur les mots d’Andrée Chedid, tirés de l’Etoffe de l’univers :
PAGE APRES PAGE
Page après page
Je me feuillette
En marge
De ma propre vie
De l’autre côté
De mes miroirs
Page après page
Je me raconte
Pour tisser
D’autres rêveries
Page après page
Je m’effeuillette
Ligne après ligne
Jusqu’à me dénuder
Je dors sous une tonnelle
Je regarde le temps passer.