Mots de glycine

Mois : août, 2020

Plus tard

by florencebenedettigall

Je n’arrête pas de lancer des pousses dans tous les sens , de broder des courbes et arabesques, de chanter des mélodies visuelles liées par une volonté inutile de ne pas casser le mouvement, de continuer même si la vie de ces nouvelles tiges ondulantes ne sert pas à grand chose…. simple respiration de la vie, étirements, quelles que soient les perspectives, les glissements de vie, les signes d’énergie, glycine, glycine ….

et je signe

à la ligne.

18 août 2020

by florencebenedettigall

Je viens de me régaler à lire dans Poezibao des textes de Lucien Noullez.

J’en pose un ici, avec plaisir :

Peut-être que les hommes ne sont pas beaucoup plus

que des petits singes

ou des coquillages béants

ou des girafes minuscules

(quand on jette un regard depuis les astres ).

Ou même pas grand chose de plus

que des tulipes

ou des cailloux.

Ils ne sont presque rien dans l’univers immense,

mais cet à peu près rien

écoute les oiseaux.

Lucien Noullez, Tout peut commencer à trembler, Editions de Corlevour, 2020

15 août

by florencebenedettigall

Je retrouve Guillevic, avec intensité:

« Ecrire. Parler par l’écriture

Pour tout l’autre.

Et qu’on m’entende

Sans savoir que c’est moi

Qui parle.

Sans savoir même

Que quelqu’un parle.

M’entendre

Comme on entend les pierres.

Guillevic, Inclus.

11 du mois d’août

by florencebenedettigall

D’un caillou est née ce matin une cascade

je n’arrive à y croire mais j’entends l’eau qui éclate de rire et s’étale sans vergogne dans l’espace de ma vie

le 7 août

by florencebenedettigall

Il y aura ce soir, cette nuit, le plus riche spectacle stellaire, je suis invitée, moi la Glycine, et pour fêter cela j’ai fait éclore ce matin trois grappes fleuries, preuves même d’un épanouissement végétal généreux. Nous filerons ce soir, telles des étoiles dans ce ciel de plénitude. J’aimerais qu’un accord sonore se glisse . Ciel et sol réunis, sol et ciel confondus. Harmonie chantante des formes et voyages. Et moi, si prête à m’y fondre peu à peu.

Bruissement du 3 août

by florencebenedettigall

Tu l’entends ?

Discrète, présente,

à travers les broussailles de lumière,

les ruisseaux de sourires,

les résonances de l’ombre,

elle respire,

elle soupire,

elle vibre,

fluide, ailes ouvertes,

la dame des reflets,

la dame des ombres,

Dame du Bruissement

humble et musical

de la Vie.