18 août 2020
by florencebenedettigall
Je viens de me régaler à lire dans Poezibao des textes de Lucien Noullez.
J’en pose un ici, avec plaisir :
Peut-être que les hommes ne sont pas beaucoup plus
que des petits singes
ou des coquillages béants
ou des girafes minuscules
(quand on jette un regard depuis les astres ).
Ou même pas grand chose de plus
que des tulipes
ou des cailloux.
Ils ne sont presque rien dans l’univers immense,
mais cet à peu près rien
écoute les oiseaux.
Lucien Noullez, Tout peut commencer à trembler, Editions de Corlevour, 2020