Dix huit

par florencebenedettigall

Le compte des jours est irrégulier, et si peu coforme au temps habituel …

Il y eut des rêves de sable, en voici un :

Sable

Voir se dissoudre les pierres de douleur

aux crêtes tranchantes, aux angles violents.

Que le vent, l’eau, le désir fou les charrient, les bousculent, les fracassent,

et que peu à peu, dans la patience du temps, elles se désagrègent, et engendrent

une poussière régulière, de plus en plus fine.

Du roc viendra le sable.

Attendre et,

les yeux fermés, tenter de récolter une poignée de blancheur

et d’or,

la faire glisser alors entre les doigts ouverts

dans la folle passoire

des rêves

de vie

et d’outre

vie.