Un lundi matin
by florencebenedettigall
Sonnent et résonnent des mots, des syllabes, en mes branches que l’humidité automnale fait revivre.
Le mot Vie, le mot Oeil, le mot Art, ils virent ils voltent, ils se rencontrent, ils s’absentent et font eux même revenir d’autres, et d’autres encore, tous accueillis, tous acceptés, sans intention autre que le plaisir des mots. Le plaisir de les agiter, les fait chanter, les faire danser.
Sont venus ainsi Veille, Billard, Oeillade, et surtout le beau mot Vieillard, qui perd ainsi son aspect méprisable, ou douloureux. Il tient la vie, et l’art, et cela suffit bien. Et je suis fière de lui, en mes branches anciennes.