30 novembre

by florencebenedettigall

Je tiens solidement mes gousses suspendues, très fins fils verticaux, libérés des feuilles envolées.

Chacune, coffret précieux, tient retient contient une deux ou trois pastilles .

Le brun gris mauve velours de l’écorce dit la solidité et la douceur,

le mystère et l’évidence, la présence et le futur.

Pastilles de vie bien gardées en attente. Un temps immobile passera. Un blanc silence.

Plus tard je serai là, moi la glycine, dans mon travail de fabrication, et

par un soleil bien installé explosera la vie.

En un éclat violent, chaque pastille libérée pourra en terre printanière

se mettre à chanter :

La vie.