La troisième

by florencebenedettigall

La voix du conteur revient, en ce matin lumineux, me conduire vers la troisième vallée :

« Pour entrer dans la troisième vallée,

ils durent frapper à plusieurs portes.

Une seule s’ouvrit.

Ils virent des formes

qu’ils ne pouvaient pas reconnaître.

Ils virent des traces sur le sol,

qu’ils ne pouvaient pas déchiffrer,

et qui pourtant semblaient parler.

Ils virent des livres

qu’ils ne pouvaient pas lire.

Ils virent des noeuds

qu’ils ne pouvaient pas défaire.

Ils virent des foules où ils se perdirent.

La nuit venue, ils se reposèrent sur des branches, entre la terre et le ciel.

Des branches qui avaient entendu les plus beaux chants du monde.

Les branches leur dirent qu’ils avaient traversé la vallée de la connaissance.

Qu’avaient-ils appris ?

Qu’ils ne pouvaient plus s’arrêter. «