Tisserande
par florencebenedettigall
j’essaie de l’être, tisser des mots qui dans l’eau de vie, s’agitent et parfois s’imposent.
Tisser juste pour le plaisir de voir se dérouler cette toile qui n’a aucune raison d’être, si ce n’est: ne pas disparaître,
des mots qui viennent et désirent juste se glisser
juste se croiser avec d’autres, ceux de la trame, enfouis, peu visibles.
Et moi, la glycine je fais, de manière naturelle, sortir quelques mots qui dans la poussée de mars, commencent à
se gonfler pour vivre.
C’est ainsi, énergie nécessaire
tissage non calculé mais inévitable.
Bravo les tisserandes!…