En accord
par florencebenedettigall
Je lis le texte trés fort de Jacques Ancet » La vie, malgré .En voici un fragment :
» On a mal. On voit la lumière sur la montagne. On sent venir le noir. Même au milieu du jour. On sent descendre ce qui monte. On s’enfonce. On lève les bras, on agite les mains. On crie en silence. Le temps s’est comme arrêté entre hier et demain. On saisit un instant, on se hisse. on voit l’éclat, les choses sans leur
nom, soudain, les visages. On ne compte plus. On est là . «
Et moi de loin je distingue de dos une silhouette, loin devant moi, silhouette de vie, mots inscrits dans le dessin, présent ici en train de disparaître dans la lumière de cette fin d’après midi de novembre. Et plus que présente, éblouissante de vie en partance, une branche feuillue d’ici même.
Tout bientôt l’absence.