Mots de glycine

Mois : février, 2022

Ici et là

by florencebenedettigall

ici ici

glisse la vie

premiers rythmes à nouveau

et frissons dans les tiges

et tensions et poussées

et attente et désir

mais là bas

sombres mouvements écroulements sans vue possible

fracas dégats temps glas

peu à peu envahissent

épuisent tout annihilent

et tout se réduit se détruit

cassant les vies.

Seuls dans le ciel volent mes amis de vie

par ailleurs

au delà

vers les racines,

réunis.

Je les entends.

En terre vive

by florencebenedettigall

Ils vibrent, ils souffrent, ils se posent, ils respirent, ils frémissent, ils roulent dans l’attente, et le temps et les rêves, ils s’épuisent à ouvrir autre chemin autre chanson ,

ils résistent, puis s’enfuient vers leur île première

dans l’impossible sens du temps.

Et les mots

by florencebenedettigall

et les mots tentent de revivre, de se laisser chauffer un peu, dans une attente tranquille, et leur musique s’installe très légèrement dans le silence pour peut-être retrouver la chanson profonde qui permet, malgré les coups de froid nocturnes, de revenir selon le rythme à une envie de créer.

et le temps revire

by florencebenedettigall

Oui, il y a, il, y a eu, il y aura cette reprise au creux du temps …oui elle tout doucement se glisse dans le mouvement , et lumière, et chaleur en plein jour le chantent, et autour de mes troncs, insectes et courants d’air le font sentir. Nous avançons sur un étroit chemin, mais lumière et respiration le chantent.

La terre d’hiver

by florencebenedettigall

Je transpose un texte qui ce matin m’a touchée, en ce temps d’hiver sombre. Il est écrit par Jean-Michel Maulpois.

La terre d’hiver est basse et plate

Tassée craquelée de sillons

Où dort son peuple d’ombres noires

La terre d’hiver est immobile

Comme un vieux dos de vieille femme

Sous le poids d’un fardeau de bois

La lumière qui pleure dans sa cage

Est-elle accrochée prés d’ici

Ou dans une caverne lointaine

Là-haut, la porte reste close

L’ange et le dieu ont pris la fuite

Autour, le silence se referme.