Mots de glycine

Mois : juin, 2022

la traversière

by florencebenedettigall

En un long tunnel d’arbres unis rassurants

il file le flot d’eau et de vie

tranquille sous ses multiples nymphéas étoilés et souriants

et se réjouit de la présence bruissante

de moult oiseaux en pleine vitalité

et peu à peu s’installe en ce monde d’accords premiers

une fine lointaine

libre flute

elle se lance elle tente elle s’intensifie elle rassemble

les résonances vivantes des lieux

et traverse mondes ouverts tous reliés au premier courant

d’eau et de vie

ne peut s’échapper ne peut s’arrêter

ne peut que se confier et respirer

et chanter départs et absences

bonheurs et silences

et fabriquer un fluide temps

de vie et d’or.

Nous sommes en ces flots

en ces souffles

et tentons de vivre encore.

Retour en douceur

by florencebenedettigall

 » Le ciel est, par dessus le toit,

Si bleu si calme !

Un arbre par dessus le toit,

Berce sa palme.

La cloche, dans le ciel qu’on voit,

Doucement tinte,

Un oiseau sur l’arbre qu’on voit

Chante sa plainte.

Mon Dieu, mon Dieu, la vie est là,

Simple et tranquille.

Cette paisible rumeur-là

Vient de la ville.

Qu’as-tu fait, ô toi que voilà

Pleurant sans cesse,

Dis, qu’as-tu fait, toi que voilà,

De ta jeunesse ? « 

La chanson de Paul Verlaine me revient, comme pour me donner tranquillement une respiration de vie,

alors que la Mort Hurle et Tue.

Présence

by florencebenedettigall

« A l’aube les oiseaux

libèrent la clarté

sus les paupières

des dormeurs

ces rêveurs au souffle lourd

plongés dans les eaux noires

leur chant tire les corps

aveugles et gourds

jusqu’à des fenêtres

qu’ils taillent dans le ciel « 

Albertine Benedetto, Sous le signe des oiseaux.