Mots de glycine

Mois : septembre, 2022

refrain

by florencebenedettigall

en un temps difficile

me revient en douceur et patience le refrain intérieur:

 » accrochés aux nuages

nous continuerons le voyage

nous sommes oiseaux de passage

demain nous serons loin … »

et enfin

by florencebenedettigall

la pluie s’installe, en douceur, présence rassurante en ce temps, présence pleine de futurs possibles …

peut-être des mots, des sons, des constructions sauront de terre peu à peu sortir, et entamer des réalisations présentes et futures.

Le rythme doux d’une musique intérieure s’installe en ce temps de passage.

Peut-être sortira une mélodie , première, généreuse, en un rythme vital confiant.

La pluie frémit, la pluie s’installe pour vivre avec les mots.

Adossé

by florencebenedettigall

« Adossé à un arbre,

J’écoute

L’intime de moi-même.

Détacher les lignes de sa main

Brûler son ombre, et

Disparaître.

Simple évocation.

Après la violence du geste

L’encre s’apaise. »

je suis dans ce si fort texte de François Perche:

A QUOI BON
DES POETES
EN CES TEMPS DERISOIRES

Rougerie.

Savoir le moment

by florencebenedettigall

Savoir le moment où l’inspiration

se transforme en expiration.

L’heure connue des

Changements de direction des marées.

Celui qui vire bout au vent,

Où se situe-t-il exactement ?

Et Ovide, exilé écrivant les Tristes,

Qu ‘en fait-on ?

Et Holderlin habité par la folie

Pendant la dernière moitié de sa vie

Chez le menuisier Zimmer

Que reflète-til ?

Un vieil homme se dit qu’il va mourir.

Ailleurs, très loin, avant l’aube.

Pense-t-il à nous léguer ses gouffres ?

avant dernière page du texte de François Perche.

peu à peu

by florencebenedettigall

Et je poursuis vers la fin le texte de François Perche, en plein partage :

« Je vieillis.

Est-ce la terre qui me demande

De me défaire

Du poids du temps ?

Je m’attache encore

Au coeur des choses.

A l’immensité.

Peu à peu

M’effacerai. »

Suspendu

by florencebenedettigall

« Suspendu à un ailleurs

Je ne saurai rien

Tant que je m’obstine

A déchiffrer l’

Inébranlale.

Il faut nommer

l’éblouissement

Au coeur des cordes vocales. »

Bien sûr , texte de François Perche (A quoi bon des poètes en ces temps dérisoires )

J’avance

by florencebenedettigall

François Perche poursuit:

 » J’avancedans le poème

Comme on tire une dernière carte.

Depuis plusieurs millénaires,

Me faufilant entre les mots

Je cherche le vieux chemin.

Pour prendre silence.

Les yeux sont-ils innocents ? « 

sa voix résonne en moi, légère et puissante.

François Perche, A quoi bon des poètes en ces temps dérisoires.

Traces

by florencebenedettigall

J’avance dans le texte superbe de François Perche, A QUOI BON DES POETES EN CES TEMPS DERISOIRES.

« Traces

En suspens

Seuls quelques échos de voix dans le lointain.

Nous échappent.

Et le rthme des mots que je fais naître

Se devine comme

Une ouverture;

Ou une erreur. « 

Et la source

by florencebenedettigall

et la source malgré tout

et le vent fou

viennent faire vibrer

le matin bloqué dans l’absence

et le silence mort se met à effacer

couleurs et tentatives

et difficile de s’y glisser …