refrain
by florencebenedettigall
en un temps difficile
me revient en douceur et patience le refrain intérieur:
» accrochés aux nuages
nous continuerons le voyage
nous sommes oiseaux de passage
demain nous serons loin … »
en un temps difficile
me revient en douceur et patience le refrain intérieur:
» accrochés aux nuages
nous continuerons le voyage
nous sommes oiseaux de passage
demain nous serons loin … »
la pluie s’installe, en douceur, présence rassurante en ce temps, présence pleine de futurs possibles …
peut-être des mots, des sons, des constructions sauront de terre peu à peu sortir, et entamer des réalisations présentes et futures.
Le rythme doux d’une musique intérieure s’installe en ce temps de passage.
Peut-être sortira une mélodie , première, généreuse, en un rythme vital confiant.
La pluie frémit, la pluie s’installe pour vivre avec les mots.
« Adossé à un arbre,
J’écoute
L’intime de moi-même.
Détacher les lignes de sa main
Brûler son ombre, et
Disparaître.
Simple évocation.
Après la violence du geste
L’encre s’apaise. »
je suis dans ce si fort texte de François Perche:
A QUOI BON
DES POETES
EN CES TEMPS DERISOIRES
Rougerie.
Savoir le moment où l’inspiration
se transforme en expiration.
L’heure connue des
Changements de direction des marées.
Celui qui vire bout au vent,
Où se situe-t-il exactement ?
Et Ovide, exilé écrivant les Tristes,
Qu ‘en fait-on ?
Et Holderlin habité par la folie
Pendant la dernière moitié de sa vie
Chez le menuisier Zimmer
Que reflète-til ?
Un vieil homme se dit qu’il va mourir.
Ailleurs, très loin, avant l’aube.
Pense-t-il à nous léguer ses gouffres ?
avant dernière page du texte de François Perche.
Et je poursuis vers la fin le texte de François Perche, en plein partage :
« Je vieillis.
Est-ce la terre qui me demande
De me défaire
Du poids du temps ?
Je m’attache encore
Au coeur des choses.
A l’immensité.
Peu à peu
M’effacerai. »
« Suspendu à un ailleurs
Je ne saurai rien
Tant que je m’obstine
A déchiffrer l’
Inébranlale.
Il faut nommer
l’éblouissement
Au coeur des cordes vocales. »
Bien sûr , texte de François Perche (A quoi bon des poètes en ces temps dérisoires )
François Perche poursuit:
» J’avancedans le poème
Comme on tire une dernière carte.
Depuis plusieurs millénaires,
Me faufilant entre les mots
Je cherche le vieux chemin.
Pour prendre silence.
Les yeux sont-ils innocents ? «
sa voix résonne en moi, légère et puissante.
François Perche, A quoi bon des poètes en ces temps dérisoires.
J’avance dans le texte superbe de François Perche, A QUOI BON DES POETES EN CES TEMPS DERISOIRES.
« Traces
En suspens
Seuls quelques échos de voix dans le lointain.
Nous échappent.
Et le rthme des mots que je fais naître
Se devine comme
Une ouverture;
Ou une erreur. «
et la source malgré tout
et le vent fou
viennent faire vibrer
le matin bloqué dans l’absence
et le silence mort se met à effacer
couleurs et tentatives
et difficile de s’y glisser …