Trois cailloux
par florencebenedettigall
Trois cailloux dans ma poche, ramassés près de la mer
deux noirs, un ocre jaune, plats et lisses, très lisses,
je pense en les touchant au chemin et au temps parcouru,
je pense en les touchant au désir d’aller dans l’inconnu
à la force interne qui soude leurs particules, à celle
des vents, des sables et des eaux
dont le jeu me permet je ne sais pourquoi,
de toucher quelque chose comme
un dur noyau d’être dans l’ouvert
Ainsi raconte Lorand Gaspar dans » Derrière le dos de Dieu « .