Et les mots qui suivent

by florencebenedettigall

Texte de Jean-Pierre Spilmont, « L’humanité lumineuse. »

« Parfois cela peut commencer par un regard.

Celui que l’on porte sur ces gens

qui marchent doucement

et qui abandonnent derrière eux

des morceaux de phrases.

Et c’est comme si des paroles

flottaient encore dans l’air,

longtemps après leur passage,

s’entrecroisaient, se mêlaient à d’autres voix

pour que l’on puisse cueillir

tous les mots abandonnés et les confondre,

les enchevêtrer, les combiner entre eux

pour inventer une histoire.

On essaie de se souvenir de ce qui fut important

On fait des signes avec des mots.

On laisse des traces

ou bien une trace

une seule,

comme un outil abandonné à terre

(…)Et c’est comme si des paroles

Flottaient encore dans l’air

Longtemps après leur passage.

Dehors, la neige recouvre la mémoire de l’été.

On déserte le ciel qui nous vit passagers

des nuits de plein vent lorsqu’on marchait

Vers quelque crête aux promesses d’éblouissement. »

merci, Jean Pierre Spilmont, de ces mots simples et facilement adoptés.