peut-être
par florencebenedettigall
peut-être les mots s’effacent-ils d’eux mêmes…dans les pâturages des autres ou dans les miens abandonnés…mais peu importe, lorsqu’ils se manifestent, sans ambition, sans perspective, ils marchent dans la terre et laissent empreintes sans projet, et soudain crient de vie, et soudain s’endorment inconscients, et soudain rejoignent les mille et mille semis inconscients dont quelquefois nous entendons la respiration.
Et moi j’essaie de respirer avec eux dans le grand froid.