Mots de glycine

Mois : février, 2023

et néanmoins

by florencebenedettigall

moins le néant ? que reste-t-il ?

pour tant et tant ? le temps s’affirme…

soustractions, additions ,transformations …

Oui, malgré le vide, et pour tellement de rêves, les mots reviennent, certains fixés depuis longtemps, d’autres avides de nouvelle vie,

et moi simplement présente, j’ai bonheur à les attraper, à les prononcer, à les chanter, à les écrire, les dessiner,

et à rêver sur leur possible présence

partagée .

refrain

by florencebenedettigall

Aux vents d’ailleurs

désire

si tu vibres brûles chantes

tu éclabousseras de rêves

nos terres prochaines .

des filaments de vie

by florencebenedettigall

ils se glissent rampent s’installent et parfois se laissent détruire

ou alors arrivent à capter telle ou telle lumière qui les dirige vers le ciel,

et tracent phrases de vie, et peut-être mélodies, et chemins dans les arbres,

et probables partages d’accords et de respiration

ainsi en ce fragile matin

peut-être

une verte chanson.

errent des mots d’or

by florencebenedettigall

Depuis qu’il est publié je reviens souvent sur le dernier recueil d’Antoine Emaz  » ERRE ».

Voici ce qu’il fixa le 17.08.18 :

« des filaments de vie luisent

les angles les arêtes du jour

renvoient la lumière de la lampe

pas plus que ça

des éclats minces

mais tout de même

des éclats

juste des bouts de temps qui brillent

et puis s’éteignent

dans les mots de même d’une page l’autre

si clignotait au bout quelque chose comme vivre

ce serait bien

on se dirait

que tout n’est pas perdu

même quand il ne reste presque rien

au bout des doigts

du temps qui file « 

simple arrêt

by florencebenedettigall

est-ce signe est-ce cri

soudain arrêt total

et des vagues et des souffles

que peut alors la masse de mots et de sons

et la volonté première d’aller vers

autres vies autres prévisions

elles restent figées dans la lumière

telles des céramiques humaines

reflétant le désir de chanter de vibrer

elles restent formes

mots inertes

mélodie glacée

elles tuent tout vent de vie

graines en gousses

niées

le vent reviendra-t-il ?

l’élan soufflera-t-il ?

Ce n’est rien

by florencebenedettigall

« Et c’est comme une tourterelle

Qui s’éloigne à tire-d’ailes

En emportant le duvet qui était ton lit un beau matin

Et ce n’est qu’une fleur nouvelle

Et qui s’en va vers la grêle

Comme un petit bateau frêle sur l’océan… »

chantent en moi les mots d’Etienne Roda-Gil, que chantait Julien Clerc,

et la chanson donne vie donne émotion

en ce temps bien autre…

Chantons, oiseaux d’ici, oiseaux bien en vie

entrainant autre respiration que celle d’un monde presque fini.

traces de lumières

by florencebenedettigall

Me reviennent des mots clairs :

 » Il y a un peu partout des traces de lumière.

Des présences.

Des signes. »

simples mots de Jean-Pierre Spilmont.

et dans ce temps intense, et empli d’horreurs de guerre et de chaos, la simplicité intacte de la lumière d’hiver, le passage superbe du blanc lunaire au blanc gel du matin sur le pré, et l’intensité des rayons premiers , puis installés sur notre monde, et l’impression que nous ressentons d’accord avec ce jeu de lumières, tout cela s’installe, flamboie, puis dans une grande beauté se défait en douceur jusqu’au retour de la nuit.

Traces de lumière restent en nous en pleine vie.

et elles dansent

by florencebenedettigall

et elles dansent dansent

dans le souffle du soleil

le temps de vie d’envies futures

et elles chantent chantent et dansent

graines de vie

rêves possibles

et le passé jamais absent

et le présent notes vivantes

noires et blanches

rythme premier souffle de vies

et moi heureuse telle une enfant

je m’y installe et me balance

balance danse

et relie et lance

moi, la glycine,

je fais filer vers un futur

films et chansons

rêves voyages

au plus rythmé

au plus vivant.