pétrir des poèmes

by florencebenedettigall

Je retrouve avec émotion les textes de François Perche  » A quoi bon des poètes en ces temps dérisoires » :

« Moi,

Egaré au milieu de cent et mille

Images

Et mots.

N’arrive plus à me reconnaître.

Quoi qu’il arrive, je fraie ma route,

Aux aguets,

Syllabe après syllabe.

Pétrir des poèmes

Avec chacun de mes doigts

Vibrant comme corde tendue,

Hésitant,

Alourdi par les mots

Ecrits et psalmodiés,

Métamorphosés,

Oubliés et redécouverts,

En suspens

Au dessus d’un

Générateur de vertiges. »