Mots de glycine

Mois : juillet, 2023

Elles coulent

by florencebenedettigall

Plus elles chantent

et rechantent

plus elles résonnent

et redonnent envie

envie de vie

elles sortent

de destructions

de sécheresse

inquiétudes réductions

efforts engagements

plus vives elles se chantent

et plus nous enchantent

couleurs des fleurs

couleurs des fruits

couleurs des espoirs

nous les tenons vivantes

porteuses de futurs.

Sourires

qui s’écoulent.

.

des mots

by florencebenedettigall

des mots dans le vide

des mots qui rayonnent

et chantent et dansent

des mots sans histoire

tout nus sans film à dérouler

ici

en l’air

sans plus à dire

que le présent

le tel quel

le vivant.

liserons

by florencebenedettigall

lisons et relisons les liserons d’ici, les liserons des chemins, les liserons de Philippe Jaccottet qui reviennent s’ouvrir sur nos pages et nos moments premiers, sur nos chemins et nos phrases spontanées, sur notre temps sans nom qu’ils valorisent :

 » ….

Sources toujours à ras de terre, si proches, et les plus lointaines.

Chose donnée au passant qui pensait à tout autre chose ou ne pensait à rien, on dirait que ces fleurs, si insignifiantes soient-elles, le « déplacent » en quelque sorte, invisiblement: le font, imperceptiblement, changer d’espace. Non pas, toutefois, entrer dans l’irréel, non pas rêver ; mais plutôt, si l’on veut, passer un seuil là où l’on ne voit ni porte, ni passage.

Et s’il y avait un « intérieur » des fleurs par quoi ce qui nous est le plus intérieur les rejoindrait, les épouserait ?

Elles vous échappent ; elles vous font échapper ; ces milliers de clefs des champs.

Pourrait on en venir à dire que, si l’on voit, dès lors que l’on voit, on voit plus loin, plus loin que le visible (malgré tout) ?

Ainsi par les brèches frêles des fleurs.

Comme si un homme très voûté lisait un livre à même le sol.

Sa dernière lecture. « Merci, Philippe Jaccottet,  » Et néammoins « .

et le rythme

by florencebenedettigall

et parfois juste résonnent en nous

les mouvements premiers

avant même les mots liés

avant toute phrase musicale

avant tout essai ordonné

juste la respiration nous tient

et fait danser la vie la voix

la volonté vibrante

d’avancer.

by florencebenedettigall

repousses dangereuses surépinées

ciel lourd qui voudrait céder

épisodes de vies désastres

que sans écart redisent et revisent

certains

envahis de cris de destruction de néant

comment comment respirer

en harmonie première

en art

en amis de la vie ?

comment chanter en l’air

au dessus des conflits des cris

des chaos de nos ici ?

comment se mêler aux herbes premières

de la vie ?