Mots de glycine

Mois : août, 2023

by florencebenedettigall

Je reviens sur le chemin de François Perche, « A quoi bon des poètes en ces temps dérisoires » et j’entre tout facilement dans ses mots :

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 »

Je vieillis

Est-ce la terre qui me demande

De me défaire

Du poids du temps ?

Je m’attache encore

Au coeur des choses.

A l’immensité.

Peu à peu

M’effacerai. « 

elle crie

by florencebenedettigall

elle écrit folle dans la coutume

pas d’eau pas de cadeau

elle poursuit ce qu ‘elle aimait

faire pousser tige vive

feuilles vivantes futures fleurs

démence de sa vitalité

pas d’eau pas de cadeau

rien ne se manifeste

il faudra tout couper arracher

anéantir tout vider

pour que la vie puisse frémir

et vibrer et repartir

et qu’elle chante

jusqu’à nous dissoudre

et nous transformer

en eau vive

en remous

en flots défaits

à refaire.

elle rame

by florencebenedettigall

elle rame légère

pour filer

vers la nuit

et son âme

encore claire

rythme le mouvement

de nos vies

femme du jour

femme des nuits

dépassées

femme soleil

femme des matins d’or

bien chantés

elle rame elle rame.

il fut

by florencebenedettigall

il fut

passé

il fut

futur

il nage il vire

il tourne et retourne

et tout se mêle

et se perd

dans un temps

dans un vent

l’ombre et ses échos

la voix et ses éclats

la chemin et les souffles

tout nous retient nous repousse

dicte les mouvements

et le nôtre et le vôtre

prêts à se greffer

dans un temps

passé présent

présent futur

futur passé.

de même

by florencebenedettigall

et les mots et le temps

et les mots et le vent

et les mots le courant

d’eau et d’air et de sang

et de même les ouvertures

fenêtres volets et vives baies

repoussent un temps violent

de fermeture de disparition

non non je veux filer mes mains

et mes yeux dans le torrent

du temps

dans le chant sans obstacle

dans le vent invisible

et encore avancer.

Et les départs

by florencebenedettigall

et les usures

les cabossages

les hasardeux effacements

à chaque jour, en chaque temps

creusent et recreusent

pour que nouvelle graine s’y installe

et quelques gouttes y viendront

nous le chantons