Mots de glycine

Mois : janvier, 2024

danse éclairée

by florencebenedettigall

Je me balance

elles se balancent

ravies elles dansent

et elles relancent

le soleil et ses chants

divers envoûtants

en ciel exceptionnel

c’est la musique

libre sans tige

sans racines sans fils

celle des branches

celle des gousses

pleines de futur

et de possibles

or le soleil va filer

et nous les gousses

de la glycine

allons attendre

encore et longtemps

la danse douce du temps

avec le vent avec le sens

et les refrains et les dessins

et les espoirs de

vie.

et pourtant

by florencebenedettigall

Envahis

ou bloqués

ou juste endormis

ne pouvant ni chanter

ni crier

ni vibrer

ni même respirer

je les devine disparus

sans plus d’espoir ni de rêve

i

mais ils sont là

emplissent nos vies

et nous crions pour eux.

cris en perte

by florencebenedettigall

cris de vie cris de nuits

cris en oubli cris perdus

je tiens à les faire vivre

ne pas les effacer

et les faire exploser

sur la feuille sur le sol

et pourtant tout s’endort

tout se réduit disparait

tout devient vide

muet et bien bloqué

en ce temps si glacé

j’attends dans la froidure

l’appel la chanson crue

de la respiration

j’attends la note vibrante.

je rêve

by florencebenedettigall

je rêve je crève

je crève je rêve

j’emplis par mille images mon vide mon ciel

ajoute sans calcul un C un cétacée

et disparais alors dans la mer présente

heureuse et libérée …

soudain nuages viennent et s’installent

et se gonflent et divaguent

et s’éclatent se libèrent

et je perds moi aussi

mon éclat ma densité

jusqu’à entendre des mots

des gros mots des nuées

et je rêve et je crève

sans éclat sans rondeur

je m’efface et je passe

en autre vie

et je m’enfouis

sans lettre ajoutée

et sans trêve

je fuis je fuis

oui, avec la mer

avec ses ailes

je rêve .

pourquoi

by florencebenedettigall

pourquoi tant d’oiseaux banals

envahissant les arbres miens

pourquoi tant d’herbes et plantes libres

emplissant mes lieux de vie

pourquoi tant de mots ordinaires

chantant dans l’air d’ici

je ne sais je ne veux

l’air le temps libre le vide

font avancer mon lieu mon corps

le temps passe et fleurit et murit

et se défait et s’endort

alors.