Mots de glycine

Mois : Mai, 2024

Reflets

by florencebenedettigall

Reflets

ils se réduisent

ils disparaissent

ils filent dans le vide

ils se noient dans le froid

ils ont été furent et sont

sont des chemins disparus

des restes fiers de leur vie

des mots des dessins des chansons

on les retrouve sans les chercher

on les fait vibrer sans les toucher

on les répète sans les chanter

ils animent leur lumière

font vibrer le silence

lancent les mots vivants

je les attends.

je descends

by florencebenedettigall

je descends je le sens

je descends perds mon sens

et jusqu’où ? où me perdre ?

belle pente, où me pendre ?

mais soudain je remonte

reprends souffle et je grimpe

et peu à peu domine digne

et du pays et du passé

où s’arrêter , casser les rêves ?

le vent saura la pluie aussi

et moi confiante j’accepterai

jeu de mots jeu de vie

cinquantième jour oui

après quoi ? après qui ?

pentecôte côte pan !

il pleut

by florencebenedettigall

il pleut des mots éteints

il pleut des faux destins

il pleut un rythme vain

et rien à chanter

rien à dire

rien à fabriquer ici et là

juste pleurer une pluie vivante

juste pleuvoir une tranquille chanson

sans raison criante

sans besoin de création

rythme réduit de la respiration

voix juste nécessaire

voie installée et suivie sans aplomb

mots de pluie mots détruits

pluie ici pluie oui.

crie

by florencebenedettigall

je crie en moi

j’écris et entrevois les vies

en moi rêves en moi sourires

les mots chantent

les sons s’enivrent

les rêves s’envolent

puis s’agitent en aquarelles

en vibrations de lumières

je vais partir avec

je vais filer dans les vents

je vais dormir dans ce temps

presque présent.

coque

by florencebenedettigall

je lis je crie je m’amuse

le coquelicot chante et se reproduit comme le coucou

coquelicot cocorico

coq joue et peint

rouge du jardin

et moi je chante et ris

et lui installe dans les verts divers

un cercle, un autre,

tels des chants du coq

rouges, intenses, en contraste avec le fouillis

des herbes des flous et des verdures

je lis que le coq en ce début de chaleur

ose éclater et dicter d’autres cercles d’autres ovales

d’un rouge heureux annonçant l’été.

et je tente moi même

de chanter en mon gris vieilli et mal donné

une reine intense du dessin

ou du destin.