by florencebenedettigall
je te tiens
si bien
en mes mains
je te tiens
si loin
avec les riens
et je retiens
rien de rien
sans but ni fin
la vie de l’Autre
s’efface disparait
la vie des nôtres
chante pourtant
et nait et renait.
je te tiens
si bien
en mes mains
je te tiens
si loin
avec les riens
et je retiens
rien de rien
sans but ni fin
la vie de l’Autre
s’efface disparait
la vie des nôtres
chante pourtant
et nait et renait.
Qui saurait marcher
sur le fatras des rêves
pur flot de vagues d’or
éclats vibrants niés bousculés
reviendra peut-être
la respiration première
les rythmes inconnus
la couleur jamais vue
de vies naissantes
alors je m’en irai je le sais
saurai-je les retrouver
les échos de nos marches les souffles les chansons
le rythme est déjà là
je le sais je le suis
il me pousse à dessiner
et lettres et mots ouverts.
suivre le chant suivre les champs
suivre le lien suivre les riens
suivre le roulement le rudiment le châtiment
suivre le vent le temps le confluent
et virer sans hésiter vers les ombres fines
et les hésitations et les inspirations
et le vent qui chante et emplit
notre vie intime et ouverte
intime et fermée
intime et liée
et reliée au futur
peut–être.