Mots de glycine

Mois : août, 2024

by florencebenedettigall

je te tiens

si bien

en mes mains

je te tiens

si loin

avec les riens

et je retiens

rien de rien

sans but ni fin

la vie de l’Autre

s’efface disparait

la vie des nôtres

chante pourtant

et nait et renait.

sans le fixe

by florencebenedettigall

Qui saurait marcher

sur le fatras des rêves

pur flot de vagues d’or

éclats vibrants niés bousculés

reviendra peut-être

la respiration première

les rythmes inconnus

la couleur jamais vue

de vies naissantes

alors je m’en irai je le sais

saurai-je les retrouver

les échos de nos marches les souffles les chansons

le rythme est déjà là

je le sais je le suis

il me pousse à dessiner

et lettres et mots ouverts.

pour suivre

by florencebenedettigall

suivre le chant suivre les champs

suivre le lien suivre les riens

suivre le roulement le rudiment le châtiment

suivre le vent le temps le confluent

et virer sans hésiter vers les ombres fines

et les hésitations et les inspirations

et le vent qui chante et emplit

notre vie intime et ouverte

intime et fermée

intime et liée

et reliée au futur

peut–être.