Mots de glycine

Catégorie: Uncategorized

Inclus

by florencebenedettigall

Revient entre mes mains fatiguées une MERVEILLE:

Inclus, de Guillevic, et les retrouvant je me plonge dans ce texte qui s’avance heureux rayonnant entraînant :

 » Pas autre chose à faire

Maintenant

Qu’inventer la courbe

De la plaine au soleil.

Celles

Du bosquet, du ciel,

Vers le lieu où ces courbes

Vont rencontrer la tienne,

Bientôt. « 

juste le début me donne mouvement et je continuerai ….

mais où est

by florencebenedettigall

mais

où est le chant du temps ?

quel rythme

quelle cadence

parfois effroi

parfois silence

il arrive

_ je le danse

que le rythme

se brise

s’efface

se noie

dans l’espace du champ

de silence

dans l’espace ailleurs

sans le temps

libre et clair

sans la cadence

défaite et endormie

où est le chant

où est le temps ?

vive

by florencebenedettigall

je me rue

vers la mer

je plume

je danse

je m’emplage

et je nage

je perds

mes silences blancs

je vibre

et je danse

dans le temps

libéré

mille fois enrichi

et coloré

et fluctuant

où est le vent

où est le songe

où est le chant des corps

où vibrent nos éclats nos vies

où vivent nos roches et nos chants d’or ?

oui ne pas

by florencebenedettigall

oui

ne pas

non

ne plus

oui surtout pas

non

jamais plus

le temps gicle

le temps s’affole

le temps bloque

le temps éteint

suis-je ivre

suis-je folle

suis-je un roc

suis- je un chemin

tout est confusion

tout est ruban de questions

tout est giclée d’explications

tout est silences interprétations

mais reste en moi

tranquillisante

l’attente sûre

d’un petit matin.

laisser couler

by florencebenedettigall

laisser couler les cris

les cassures les chaos

les conflits les sons raides

et coupants

laisser

laisser se disloquer se réduire

se détruire en courant

et couler couleurs mêlées

en flots de vies effacées

laisser

laisser se dégager alors

laisser souffler

en plein mouvement

chants de vies chants clairs

chemins de sons

vents de futurs possibles

et surtout et surtout

laisser venir l’air nouveau

l’air étrange

il irriguera notre ciel

je le sais

je l’attends.

by florencebenedettigall

Je reviens sur le chemin de François Perche, « A quoi bon des poètes en ces temps dérisoires » et j’entre tout facilement dans ses mots :

page 59

 »

Je vieillis

Est-ce la terre qui me demande

De me défaire

Du poids du temps ?

Je m’attache encore

Au coeur des choses.

A l’immensité.

Peu à peu

M’effacerai. « 

elle crie

by florencebenedettigall

elle écrit folle dans la coutume

pas d’eau pas de cadeau

elle poursuit ce qu ‘elle aimait

faire pousser tige vive

feuilles vivantes futures fleurs

démence de sa vitalité

pas d’eau pas de cadeau

rien ne se manifeste

il faudra tout couper arracher

anéantir tout vider

pour que la vie puisse frémir

et vibrer et repartir

et qu’elle chante

jusqu’à nous dissoudre

et nous transformer

en eau vive

en remous

en flots défaits

à refaire.

elle rame

by florencebenedettigall

elle rame légère

pour filer

vers la nuit

et son âme

encore claire

rythme le mouvement

de nos vies

femme du jour

femme des nuits

dépassées

femme soleil

femme des matins d’or

bien chantés

elle rame elle rame.

il fut

by florencebenedettigall

il fut

passé

il fut

futur

il nage il vire

il tourne et retourne

et tout se mêle

et se perd

dans un temps

dans un vent

l’ombre et ses échos

la voix et ses éclats

la chemin et les souffles

tout nous retient nous repousse

dicte les mouvements

et le nôtre et le vôtre

prêts à se greffer

dans un temps

passé présent

présent futur

futur passé.

de même

by florencebenedettigall

et les mots et le temps

et les mots et le vent

et les mots le courant

d’eau et d’air et de sang

et de même les ouvertures

fenêtres volets et vives baies

repoussent un temps violent

de fermeture de disparition

non non je veux filer mes mains

et mes yeux dans le torrent

du temps

dans le chant sans obstacle

dans le vent invisible

et encore avancer.